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| Échantillonnage des Odonates |

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Que faut-il échantillonner ? |
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Même, si pour la majorité des intéressés, cest lobservation des adultes qui sera essentiellement prise en compte dans le cadre des inventaires et des autres études, il nest pas inutile de présenter les avantages et les inconvénients des différentes possibilités déchantillonnage des Odonates.
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Étude des imagos et adultes |
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Avantages
- Les imagos et adultes sont généralement identifiables sur le terrain,
- pour un spécialiste averti, la reconnaissance peut être pratiquée in situ sans captures définitives dans la grande majorité des cas et ne nécessite pas la réalisation dune collection de référence
- réclame peu de moyens financiers et matériels
Inconvénients
- napporte pas toujours la preuve du caractère autochtone de lespèce dans lhabitat notamment pour les Anisoptères très mobiles.
- napporte quune information simple, pas forcément représentative du spectre odonatologique de lhabitat (aspect qualitatif) et nest pas pertinent pour obtenir une estimation de la productivité odonatologique de lhabitat de développement larvaire (aspect quantitatif)
- pour diverses raisons, certaines espèces passent inaperçues lors des contrôles
- les résultats des relevés sont liés fortement aux conditions climatiques locales du moment
- certains groupes, de reconnaissance délicate, réclament une attention particulière ou une identification à léchelle de la population.
Les conseils du spécialiste
- Si lon ne sen tient quaux imagos, il est alors indispensable daugmenter notablement le nombre dannées dobservation pour obtenir une vision réaliste du spectre odonatologique de la zone étudiée (aspect faunistique uniquement).
- En fonction des compétences acquises, lidentification doit être toujours menée en fonction des recommandations des auteurs des guides utilisés et nécessite de suivre quelques principes simples, à savoir :
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- linexpérience des débutants réclame un apprentissage préalable et personnel durant lequel la capture temporaire et lobservation minutieuse des spécimens sont vivement recommandées. Lutilisation des clés dichotomiques des guides et des faunes est alors indispensable.
- Si lodonatologue identifie certaines espèces à vue ou à la jumelle. Il doit alors être très prudent dans ses identifications et ne retenir que celles dont il est absolument certain. Quelques conseils :
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- prudence vis à vis des critères de coloration in situ
- grande prudence vis à vis des individus femelles
- dans certains cas, identification à léchelle de la population (contrôles multiples) est indispensable.
- pour les spécimens pour lesquels il pourra y avoir un doute (sils sont capturés) : trois solutions soffrent à lui selon sa propre sensibilité naturaliste :
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- relâcher lanimal et ne pas utiliser cette observation
- photographier le spécimen de face (tête), latéralement et la face supérieure de labdomen et transmettre à une personne aux compétences reconnues en lui indiquant la date, le lieu et les caractéristiques générales de lhabitat.
- conserver lexemplaire et le transmettre à une personne aux compétences reconnues avec les informations liées à lobservation (lieu, date
).
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Avantages
- apporte la preuve du caractère autochtone de lespèce dans lhabitat,
- apporte une image de limportance des populations larvaires bien plus fiable que le comptage des mâles présents dans le milieu (si léchantillonnage est possible et si le choix des secteurs de récolte est pertinent),
- met en évidence la présence de certaines espèces discrètes, difficilement détectables à létat imaginal,
- permet un prélèvement sans nuisances pour les populations,
- peut être pratiqué (récolte) par des non-spécialistes nayant quune simple formation in situ dans lobjectif de montrer ce quil faut rechercher et faire,
- Il existe maintenant des ouvrages scientifiques permettant lidentification des exuvies au niveau spécifique et dassurer également la détermination du sexe,
- permet un contrôle ultérieur en cas de doute (vérification des identifications par un tiers),
- peut être pratiqué lors de conditions climatiques médiocres (défavorables à lactivité des imagos).
Inconvénients
- il sagit dun travail long, fastidieux et pénible quil faut pratiquer dans la mesure du possible avec un effectif minimal de deux « récolteurs »,
- pour lidentification, il nécessite souvent lutilisation dune loupe binoculaire et de quelques instruments simples de laboratoire,
- pour certains genres de Zygoptères et même dAnisoptères, il existe parfois des difficultés didentification,
- le piétinement des berges peut être néfaste à certains habitats,
- nest possible que dans certains types dhabitats en raison de lexubérance trop importante de la végétation hygrophile et terrestre présente qui ne permet plus de trouver dans un laps de temps acceptable suffisamment dexuvies.
Les conseils du spécialiste
- lexpertise préliminaire est indispensable pour déterminer la faisabilité de la prise en compte des exuvies et délimiter les secteurs propices aux échantillonnages,
- Lorsque cela est possible, lutilisation dune embarcation est vivement recommandée au moins pour trois raisons :
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- On évite le piétinement des berges qui pose problème dans certains types dhabitats, surtout lorsquil sagit déchantillonnages réguliers (végétaux fragiles, flore rare
)
- On observe la berge du coté de leau, ce qui facilite considérablement le repérage des exuvies, bien mieux visibles en général.
- On travaille souvent assis, ce qui évite une certaine fatigue et permet une plus grande attention pour le repérage (important lors des échantillonnages systématiques de secteurs délimités).
- La réalisation dune collection de référence est souhaitable à plus dun titre,
- La récolte des larves et leur élevage jusquà lémergence peut constituer dans certains cas un palliatif à lidentification délicate des exuvies de certains groupes (Zygoptères par exemple).
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Avantages
- apporte la preuve du caractère autochtone de lespèce dans lhabitat,
- apporte une image de limportance des populations larvaires (si léchantillonnage est standardisé et si le choix des secteurs déchantillonnage est pertinent),
- met en évidence la présence de certaines espèces discrètes, difficilement détectables à létat imaginal,
- permet un contrôle ultérieur, car les échantillons sont généralement conservés en alcool à 70° (les comparaisons et les vérifications des identifications par un tiers sont alors possible),
- peut être pratiqué lors de conditions climatiques variées (sauf gel évidemment),
- lélevage des larves peut être un palliatif pour obtenir une identification fiable des espèces présentes et résoudre le problème des jeunes stades difficilement reconnaissables,
- le prélèvement des larves dOdonates permet en outre davoir une vision des autres invertébrés aquatiques présents dans le milieu ce qui permet éventuellement de transmettre des spécimens aux spécialistes concernés.
Inconvénients
- doit être réalisé avec prudence et modération afin de limiter au minimum le piétinement et le bouleversement des zones aquatiques déchantillonnages. De même, il faut éviter de perturber ou deffrayer les animaux présents (oiseaux notamment),
- réclame davantage de temps si lon englobe lidentification et/ou lélevage en salle (« laboratoire », cabinet de travail
), mais, en général, moins de temps sur le terrain par rapport aux autres techniques,
- nécessite des outils déchantillonnage adaptés au milieu, du matériels (loupe binoculaire indispensable et petits outils) et des produits destinés à lidentification des larves et à leur conservation,
- les larves sont présentes sous la forme de différents stades, de la larve néonate à celle qui sera arrivée à son dernier stade. Les critères didentification indiqués dans les ouvrages ne sont fiables, dans la grande majorité des cas, que pour celles qui ont atteint le dernier stade ou à lavant-dernier stade,
- comme pour létude des exuvies, lidentification requiert des techniques typiquement entomologiques qui, dans le cas présent, nintéresseront pas en général les naturalistes en raison du prélèvement et des difficultés didentifications.
Les conseils du spécialiste
- La récolte des larves et leur élevage jusquà lémergence constitue dans de nombreux cas un palliatif à lidentification délicate des larves en alcool 70° (Zygoptères par exemple), et permet de relâcher ensuite les immatures (dans les lieux de prélèvements ou à proximité),
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Lutilisation de systèmes de prélèvements appropriés permet de réduire considérablement les nuisances sur le milieu.
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Les femelles dOdonates présentent deux types de pontes : endophytes, cest-à-dire insérées dans les tiges des végétaux vivants ou en voie de dépérissement et exophytes, cest-à-dire non insérées dans les plantes mais lâchées sur la surface de leau ou sur les sols exondés. Bien sûr, chaque espèce paraît avoir un type de ponte et des ufs caractéristiques. Mais il est bien évident que leur emploi est utopique dans la quasi-totalité des cas pour caractériser la faune odonatologique dun habitat aquatique. Pourtant, au moins deux espèces présentent une particularité sur ce plan qui permet une reconnaissance :
La première, un Zygoptère, est très commune dans tout le pays, il sagit de Chalcolestes viridis. Cette espèce pond dans lécorce des branches de salix (saules) surplombant leau (et de nombreux autres végétaux ligneux ou non).
La seconde, un Anisoptère, est localisée dans notre pays dans le Centre et lest mais il peut présenter localement dimportantes populations. Il sagit dEpitheca bimaculata dont la ponte se présente sous la forme dun cordon de gelée renfermant les ufs.
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Lidentification des adultes et lobservation de leurs attitudes et comportements restent et resteront indispensables dans la quasi-totalité des cas pour évaluer la faune odonatologique des habitats aquatiques. Léchantillonnage des exuvies, peut se révéler indispensable dans certaines situations par lapport scientifique quil procure. Les larves enfin, resteront sans doute lapanage des équipes de recherches françaises et étrangères (équipes universitaires, associations spécialisées, hydrobiologistes, etc.).
Le tableau schématique ci-joint présente les diverses possibilités d'échantillonnage en fonction des grands types dhabitats.
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